Les 6 et 7 juin 1944, les Résistants gérômois sont montés au maquis puis redescendus. Les armes promises ne sont jamais tombées du ciel et l’heure de l’action n’était pas encore arrivée. Cependant l’absence soudaine de plusieurs centaines d’hommes n’est pas passée inaperçue. Les collaborationnistes de la ville ont rapidement flairé l’occasion d’anéantir ces velléités de résistance. Après une rapide enquête, ils ont identifié un homme : Gustave Riche. Trois jours plus tard, une trentaine de résistants est arrêtée et emmenée à la prison de la Vierge. À la fin du mois d’août, dix-sept de ces hommes sont emmenés en direction de l’Est et des camps de concentration, 7 ne reviendront pas. La libération et l’heure des comptes sont arrivées.
Dans les cendres fumantes, Gérardmer est libérée le 19 novembre 1944. La ville est anéantie à 85 %. Les Allemands avaient pris soin de laisser derrière eux un amas de ruines dans lesquelles les armées de Libération ne trouveraient pas d’abris. Au printemps 1945, les premiers survivants des arrestations de juillet 1944 retrouvent les leurs. Ils reviennent de l’enfer et d’entre les morts, avec la volonté de venger ceux qui ne sont pas rentrés.

Riche est accusé
À la fin du mois de mai 1945, les victimes du début juillet 1944 dénoncent Gustave Riche aux autorités pour avoir vendu le maquis. En effet, la rumeur publique prétend que Riche est le mouchard à l’origine de l’arrestation des maquisards. Le témoignage de plusieurs résistants arrêtés début juillet viennent confirmer cette rumeur : Gustave Riche a parlé et a coopéré avec les Allemands. Aussitôt, le juge d’instruction de la cour de justice des Vosges fait arrêter le garde forestier. Le 5 juin, à peine rentré des camps de la mort, il est arrêté chez lui, à la maison forestière de la Rayée, à Derrière-le-Haut. Nous sommes un peu plus de onze mois après son arrestation par les membres du Groupe d’Action du PPF.
Si certains résistants sont affirmatifs, Julien Claude le bucheron travaillant pour Riche et qui fut arrêté en même temps que lui, avait écrit aux membres du Comité de Libération de Gérardmer le 22 décembre 1944. Il rapportait que Riche était accusé par la rumeur publique d’avoir mouchardé le maquis, mais s’il admettait que le garde forestier pouvait être bavard et imprudent, il croyait, dit-il, fermement qu’il n’était pas à la racine du mal, qu’il y avait d’autres indiscrets qui avaient pu parler avant lui.
Gustave Riche se défend de toute collaboration, arguant que les Allemands possédaient de très nombreuses informations issues de courriers de dénonciation. Il cite notamment une lettre qu’il attribue à la mère Singer. Il précise qu’il n’a rien fait d’autre que d’essayer d’arranger les choses et d’éviter à tous la torture et la mort. Il produit à cet effet de longues explications et descriptions des événements. De leur côté, les frères Singer se bornent à dire qu’ils ne savent rien et n’ont rien vu.
Les auditions des témoins de l’affaire se déroulent au cours du mois de mai et juin 1945. Tous expliquent que Gustave Riche a parlé, qu’il a dénoncé ceux qu’il avait vus à Saint-Jacques et que c’est à cause de lui qu’ils ont été déportés. Certains affirment que Riche aurait eu des passe-droits, qu’il aurait bénéficié de largesses de la part des Allemands, qu’il ne portait pas de menottes, et aurait reçu des colis en prison à Épinal, etc.
Un employé communal de la ville prétend même que Riche était un membre du PPF :
À une date que mes souvenirs ne me permettent pas de fixer, j’ai trouvé un papier, d’un format semblable à celui d’une carte postale, avec l’inscription « Parti populaire français. Le coin gauche, si je ne me trompe pas, avait été enlevé, ce qui semble indiquer un contrôle à l’entrée d’une réunion, qui avait vraisemblablement eu lieu un des jours précédents. Cette carte était établie au nom de Monsieur Riche, Gustave, garde forestier à la Rayée. Connaissant à Riche, une mentalité toute particulière, j’avais minutieusement conservé ce papier ainsi que d’autres, mais en novembre 1944, lorsque j’étais déporté le document et les renseignements que je possédais furent détruits par l’incendie volontaire des Allemands.
Témoignage de Louis Martin 27 novembre 1945, procès Riche, Arch. dép. Meurthe-et-Moselle, 7 U 3/148.
Ce témoignage sans valeur figure au dossier et vient ternir le passé de Riche, qui n’a jamais fait partie du PPF. Cette révélation illustre l’animosité des Gérômois à l’encontre de Riche.
Joseph Tomasi, dont la culpabilité de Riche ne fait aucun doute, écrit ceci à l’avocat du garde forestier :
« Je reste formel que tous les malheurs arrivés à nous tous, sont à l’actif de Riche. Son action se solde par 16 déportés dont 7 ont connu la mort la plus affreuse dans les bagnes nazis et laissant au milieu des ruines : 27 orphelins, 5 rapatriés plus ou moins gravement malades. »
Lettre de Joseph Tomasi à Me Loewenstein, 21 octobre 1945, Arch. dép. Meurthe-et-Moselle, 7 U 3/148.
Riche est néanmoins soutenu par l’administration des Eaux-et-Forêts. Alfred Antoine, son supérieur direct, affirme que Riche « jusqu’à son arrestation n’a jamais été collaborateur, et n’a jamais manifesté de sentiments proallemands. Il désapprouvait la politique de Vichy. »
Alfred Antoine confirme également que Riche ne voulait pas fournir du bois aux Allemands lorsqu’ils en demandaient. Il précise enfin qu’il pensait que Riche faisait partie de la Résistance, mais qu’il ne lui en avait jamais parlé, car il craignait ses bavardages et son manque de précautions.
Son inspecteur adjoint, Pierre Michon, fait le même constat : « Je puis affirmer qu’il était sincèrement au côté de la Résistance et même ses vantardises et rodomontades habituelles à ce propos nous auraient plutôt gênés dans nos actes clandestins anti-allemands, mais connaissant le caractère expansif de Riche, nous sommes persuadés qu’il n’aurait jamais cherché à nuire à quiconque d’entre-nous dans ce domaine. »
Mais la justice de l’immédiat après-guerre n’a pas le temps de mener des investigations complètes et de recouper les dizaines d’affaires entre elles. L’enquête, ouverte en juin 1945, est terminée en novembre de la même année. L’audience est fixée au 9 mai 1946 et les témoins sont assignés à comparaître.
Le 9 mai 1946, l’audience s’ouvre. Pendant deux jours, témoins et avocats se succèdent à la barre. Au terme des débats, Gustave Riche est condamné à quinze ans de travaux forcés et frappé d’indignité nationale à vie. Dans cette justice d’exception, l’accusé ne peut pas faire appel et dispose de seulement 24 heures pour se pourvoir en cassation.

Le procès du GA
Parallèlement, les autres enquêtes se poursuivent. Le juge d’instruction Pabst ouvre, à la fin du mois de mai 1945, l’enquête sur le Groupe d’action du PPF. Les frères Singer sont activement recherchés dès le mois d’avril 1945, date à laquelle un mandat d’arrêt est prononcé contre eux. Maurice et Robert Singer sont arrêtés au début de l’été 1945 et internés au centre de séjour surveillé de la Duchère, dans la région lyonnaise, avant d’être transférés au CSS d’Écrouves, dans le Toulois. Ils sont finalement arrêtés pour être remis à la justice en octobre 1945, puis transférés à la prison d’Épinal.

Le procès du Groupe d’action du PPF est un événement important. L’enquête concerne pas moins de 22 prévenus. Le dossier aux Archives départementales de Meurthe-et-Moselle représente plus d’un mètre linéaire d’archives. L’enquête est longue et fastidieuse tant les actions menées par ce Groupe d’Action sont nombreuses. On les signale un peu partout dans les Vosges : à Rupt-sur-Moselle, Gérardmer, Monthureux-sur-Saône, Corcieux, Le Thillot, Charmes, entre juillet et août 1944. Pour ce qui concerne le rôle du GA à Gérardmer, on retrouve dans les pièces de procédure une confrontation entre le fils du peintre de la rue du Casino, J-F. M. et Robert Singer :
J.— F. M. : Je ne suis pas PPF, et je n’étais pas sympathisant. Je connaissais Robert Singer depuis toujours, et je savais qu’il appartenait au PPF. Mon père avait un magasin d’entreprise de peinture. Un jour de l’été 1944, Claudel est descendu chez mon père et lui a parlé de maquis. Il lui a dit que Riche était venu le sommer de donner de la nourriture et de loger des maquisards. Quelques jours après, j’ai rencontré Robert Singer. Cela se passait dans la dernière semaine de juin. Nous avons parlé ensemble et j’ai dit à Robert Singer que je trouvais étonnant que Riche qu’on accusait de fréquenter les Allemands soit aller trouver Claudel. J’ai répété alors la conversation que Claudel avait eue avec mon père.
Confrontation entre J.-F.M. et Robert Singer le 17 juin 1946. Procès du GA PPF. Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, 7 U 3/155-157.
Robert Singer : C’est exact. C’est moi qui ai prévenu Perry à la suite de cette conversation.
Cette confrontation entre Singer et son indic’ est enregistrée par les enquêteurs le 17 juin 1946, soit plus d’un mois après la condamnation de Riche. Même si J.-F. M se défend d’être un PPF, ni même un sympathisant, le fonds d’archives du Comité de Libération de Gérardmer, conservé aux Archives départementales des Vosges contient une pièce intéressante. Une procédure, finalement classée sans suite, a été ouverte sur cette famille à partir du témoignage de Gilbert Campazzi concernant la mère : « Admiratrice du régime Nazis, a fait pendant toute la durée de l’occupation de la propagande collaborationniste et en tous lieux et tous temps, diffamait les armées gaullistes et alliées. De plus, après la grande rafle de patriotes, opérée par la Gestapo, le 1er juillet 1944, cette femme, à l’aide de ses fils surveillait les habitations des résistants ayant échappé aux arrestations. »
On retrouve aussi le témoignage de Pierre Villemin (interprète à la Feldgendarmerie d’Épinal, arrêté à la Libération) qui a participé à l’audition de l’ensemble des résistants gérômois. Son témoignage se retrouve dans le dossier du procès du GA. Il raconte avoir participé à l’arrestation et aux interrogatoires du garde forestier gérômois. Il indique alors que les Feldgendarme s’étaient rendus auprès du lieutenant Aullela pour récupérer des informations :
Les Allemands connaissaient Riche, Campazzi, Tomasi, Finance et Lalevée comme chefs de la Résistance de Saint-Jacques, de plus ils savaient tout sur l’activité des fils Houot et du personnel de l’Hôtel Terminus. Ils avaient connaissance de certains parachutages ayant eu lieu dans la région de Gérardmer. Devant autant de précisions et de connaissances, Riche ne pouvait plus nier. […] Je puis affirmer que les Allemands connaissaient quasiment toute l’affaire avant les aveux de Riche qui n’ont que confirmé ce qu’ils connaissaient. Il a fait son possible pour faire retrouver les armes, sur mon conseil […]. Riche a essayé de faire comprendre aux Allemands qu’il n’était pas chef de la Résistance et qu’il ne pouvait en dire davantage.
Audition de Pierre Villemin, 28 juin 1945, 7 U 3/155- 157.
En regardant de plus près ce document, je me rends compte qu’il date du mois de juin 1945. Dans le coin gauche sous la mention « Affaire : » c/ Riche Gustave, garde forestier. détenu. » Ainsi, cette audition a été réalisée dans le cadre du procès Riche. Mais nous n’en trouvons aucune trace dans le dossier du procès du garde. Pierre Villemin n’a pas été cité comme témoin. Une allusion à son témoignage figure toutefois dans l’exposé des faits pour confirmer que Riche a subi des coups de la part des Allemands. Pour sa participation active et volontaire aux côtés de la Gestapo à la répression contre la Résistance, Pierre Villemin est condamné à mort, il sera néanmoins gracié et purgera sa peine à la prison de Clairvaux.
En fin de compte, l’enquête sur le GA aboutit à la conclusion que les frères Singer sont à l’origine de l’arrestation des Gérômois :
Le 7 juin 1944, les gens du maquis de Gérardmer sont montés dans la forêt. Les témoins pensent que ce sont les fils Singer qui ont dressé la liste. Maurice Singer se serait même écrié : « cette fois-ci, on les a. » Lors de l’attaque du maquis par les troupes allemandes, Robert Singer, accompagné par son frère, aurait été l’indicateur des troupes allemandes « ils marchaient avec la Gestapo ». Valentin, un traitre qui fut exécuté par le maquis, se serait vanté auprès de Campazzi, garagiste à Gérardmer, qu’il fournissait des renseignements aux frères Singer. Le 3 juillet, les Allemands ont encerclé la ville de Gérardmer et ont arrêté au moins une trentaine de personnes : une quinzaine d’entre eux ont été déportés et 6 sont morts en déportation, les autres ont été relâchés : tous étaient des résistants dont les noms ont dû être fournis aux Allemands par quelqu’un de bien renseigné sur la ville.
Exposé des faits, procès du GA PPF des Vosges, Arch. dép. Meurthe-et-Moselle, 7 U 3/155-157.
Mais déjà au mois d’octobre 1946, le public s’est lassé de ces histoires de la guerre. Les débats ne passionnent plus les foules et le sentiment général est à l’oubli et l’occultation de ce passé récent mais encombrant.
Au terme de l’enquête et après 13 journées d’audience, le verdict tombe : 6 hommes sont condamnés à mort. Marcel Perry, le chef de la bande est condamné à mort par contumace ( en fuite au moment du procès, il demeurera introuvable en jusqu’en 1967, date à laquelle les recherches sont abandonnées. Personne ne sait ce qu’il est devenu. A-t-il fui à l’étranger ?)

Maurice Singer, le plus jeune des deux frères, est condamné à mort, tandis que Robert est condamné aux travaux forcés à perpétuité. En vertu d’une grâce présidentielle, Maurice ne sera finalement pas exécuté, ce qui n’est pas le cas de Maurice Mathieu, Maurice Colin et Georges Muller qui seront fusillés aux mois de juin et juillet 1947 aux Fonds-de-Toul, champs de tir des Fourrasses, au cœur de la forêt de Haye, à l’endroit même où étaient fusillés les Résistants pendant la guerre.
Si le procès du Groupe d’action avait pu se tenir avant celui de Gustave Riche, ce dernier n’aurait certainement pas écopé de la même peine. À la lumière des archives et plus de 80 ans après cet épisode douloureux de l’histoire de Gérardmer, il semble que la responsabilité de l’arrestation des résistants gérômois revienne aux seuls frères Singer. Ils sont le moteur de cette mécanique implacable qui conduit à l’arrestation et à la déportation des résistants gérômois. Riche, accusé par ses camarades de la Résistance, a payé cher sa journée du 7 juin et les événements qui en ont découlé. Gérômois depuis 1934, Riche n’a pas construit d’amitiés solides et suffisamment nombreuses pour éviter qu’on l’accuse dès son retour des camps. Ensuite, il n’était pas intégré dans les groupes de l’armée secrète et sa présence le 6 juin à Saint-Jacques n’est le fait que d’une rencontre fortuite avec un groupe égaré. Enfin, l’enquête des frères Singer et du GA le désigne, malgré lui, comme le chef de la résistance et entraîne son arrestation et celle de toute sa famille. Face aux menaces, aux tortures qui pèsent sur les siens, il décide d’adopter une attitude conciliante. De leur côté, les Résistants, unis par une amitié sans failles et par le serment de ne rien dire, même face à la torture, ne voient en Riche qu’un étranger et un traitre. L’expérience effroyable de la déportation, la souffrance et la mort de leurs amis n’ont fait que renforcer leurs convictions à l’égard de celui qui ne fait pas partie des leurs. Dès lors, lorsqu’est venu le temps de la justice, pour les Résistants de Gérardmer, Riche devait payer.

Gustave Riche purgera le début de sa peine à la maison d’arrêt de Nancy avant de rejoindre la centrale de Clairvaux dans l’Aube. Le crâne rasé, la tunique rayée des prisonniers et les sabots de bois aux pieds, il y reste jusqu’en octobre 1950 avant de finir sa peine dans le Tarn, à la prison de Saint-Sulpice et en dernier lieu à Remiremont. Tout au long de sa détention, il continue à produire lettres et explications pour tenter de se disculper, en vain.
Le jour est peut-être proche où j’aurai de nouveau le droit de me défendre et les honnêtes gens qui connaîtront mon affaire auront une triste opinion de la justice. En parlant des camps de concentration, Monsieur Teitgen a dit : « Celui qui en franchit le seuil doit perdre toute illusion, les voies de la justice lui sont désormais fermées, il tombe dans les griffes de la bête ».
Lettre de Gustave Riche au procureur de la République de Remiremont, 11 novembre 1950. 3 U 4 / 479.
Je suis tombé deux fois dans les griffes de la bête, Monsieur le Procureur, et je puis vous affirmer qu’à mon égard, la bête française a été plus féroce que la bête allemande. Vous savez que le degré de civilisation d’un peuple se reconnaît à son esprit de justice ; ne croyez-vous pas qu’il serait temps que la France redevienne un pays civilisé ? Il serait temps de prouver que toutes les belles phrases qui ont été prononcées ne sont pas des montagnes de cynisme et d’imposture et que la France qui est l’instigatrice de la déclaration universelle de droits de l’homme n’a pas sali l’original de cette déclaration en y apposant sa signature.
Enfin, par décision du 7 février 1949, le Président de la République commue la peine de travaux forcés en 8 ans de réclusion à compter de l’incarcération de fait. Il est donc libéré en 1951. En proie à des soucis familiaux, il divorce de son épouse puis décède l’été suivant à Colmar.
Les frères Singer referont leur vie après leur détention en Haute-Marne d’où est originaire leur mère et où ils sont nés. Robert meurt en février 1991.
Enfin, le chef Allemand de l’opération, Erich Aullela, semble avoir été arrêté vers l’été 1945 d’après un courrier reçu par le Comité de Libération de Corcieux et dont une copie figure dans le fonds du Comité gérômois. Il est possible que cet officier ait été jugé par un tribunal militaire français, en particulier pour l’affaire de Corcieux. Nous avons demandé confirmation au Dépôt central de la justice militaire et si toutefois un dossier de procédures judiciaires était conservé, nous mettrions à jour nos recherches. Affaire à suivre donc.
La mémoire du maquis de Saint-Jacques s’est longtemps incarnée dans la personnalité de Jean-Marie Leduc. Des générations d’écoliers, dont je fais partie, ont encore en mémoire ses interventions devant les scolaires. Récemment, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2025, la ville de Gérardmer a rendu hommage à ces héros en honorant la mémoire de Suzanne et Jean Lalevée et de Jean-Marie Leduc.

Sources :
Archives départementales des Vosges :
- 11 W 8. Comité départemental de Libération (C.D.L.), dossier Riche.
- 12 W 9. Cours de justice des Vosges, dossier Lechmeuil.
- 12 W 9. Cours de justice des Vosges, dossier Chrétien.
- 12 W 21. Cours de justice des Vosges, dossier Villemin.
- 3 U 4/180. Tribunal de Remiremont. Divorce Riche/Wilhelmy.
- 3 U 4 / 479. Tribunal de Remiremont. Procédure Riche
- 3 U 4 / 481. Tribunal de Remiremont. Procédure Riche.
- Série J. Fonds de Comité de Libération de Gérardmer (en cours de classement).
Archives départementales de Meurthe-et-Moselle :
- 7 U 3/155-157. Cours de justice de Nancy, dossier du GA PPF des Vosges.
- 7 U 3/147. Cours de justice de Nancy, dossier Riche.
- 7 U 3/99. Cours de justice de Nancy, dossier Chrétien.
- 7 U 3/218. Cours de justice de Nancy, dossier Chipot.
- 7 U 3/218. Cours de justice de Nancy, dossier Viry.
- 7 U 3/73-74. Cours de justice de Nancy, dossier du GA PPF de Nancy.
Service historique de la Défense (Vincennes) :
- GR 16 P 47969. Dossiers individuels du bureau Résistance, dossier Benoit, Marc.
- GR 16 P 103135. Dossiers individuels du bureau Résistance, dossier Campazzi, Gilbert.
- GR 16 P 291406. Dossiers individuels du bureau Résistance, dossier Herlory, Raymond.
- GR 19/88. Résistance: répertoire des maquis. Dossier Vosges.
Archives nationales (Pierrefitte-sur-Seine) :
- 2016081/40. Archives de la DST. Dossier du PPF d’Épinal.
- 2016081/48. Archives de la DST. Dossier des Molia, père et fils.

2 réponses sur « Le temps de la justice (épisode 3/3) »
Cet écrit en 3 épisodes sur le Maquis de Saint-Jacques de Gérardmer est particulièrement intéressant. Merci pour ce qui doit être le résultat d’un important travail de recherche.
Merci à vous. Effectivement, j’ai maturé ce travail depuis de nombreux mois.